AIGREFEUILLE est une création médiévale, issue de la période des grands défrichements du Moyen-âge.

Elle était composé de 20 hameaux qui ont conservé leur nom aujourd'hui. Des fermes et des propriétés seigneuriales étaient à l'origine de ces hameaux. Ils étaient entourés de fiefs, dont on retrouve les noms sur le cadastre actuel.

Vue d'avion, nous remarquons parfaitement le développement de la commune en bordure du ruisseau qui la traverse, et que l'on appelle aujourd'hui la coulée verte.

Les quartiers les plus anciens sont : La Fragnée, La Rivière et Frace. Il n'existait aucune liaison entre eux, ni avec la place principale actuelle. Sur cette dernière, les historiens parlent d'un château, d'où partaient des souterrains.

 

Au 12ème siècle, l'église Saint-Etienne fut construite à son emplacement actuel. Elle subira maintes transformations au cours du temps.

 

A la fin du XV ème siècle, en 1494, Louis de Montbron " Escuyer, Seigneur de Chalandray et de la Terre et Seigneurie d’AIGREFEUILLE D’AUNIX " fit don " aux manans et habitants d’Aigrefeuille " de terrains cités dans l’acte de donation comme " des maroix (marais) vulgairement appelés le grand et le petit maroix communaux ".

 

AIGREFEUILLE fut aux premières loges du siège de LA ROCHELLE (1627-1628), qui opposa les protestants, soutenus par les Anglais, au Roi LOUIS XIII. Ce dernier, ainsi que RICHELIEU, traversèrent la commune pour se rendre à SURGERES, au château d'Hélène DE FONSEQUE, fille d'honneur de la Reine Catherine DE MEDICIS (1545-1618).

 

En 1789, AIGREFEUILLE comptait 1313 habitants.

En 1790, la première municipalité fut formée. Elle désigna Jean-Frédéric MOREAU, comme Maire, le curé GERBIER ,1er officier municipal et Jean-François CHALLOU, 2ème officier municipal.

Le Corps Municipal comprenait alors, des officiers municipaux, un procureur, un greffier et plus de dix notables. Ils composaient le Conseil Général de la commune.

Une des premières décisions de ce conseil fut la construction de 3 ponts en pierre :

  • Le pont de la Taillée : Rue de la Taillée
  • Le pont des Planches : Rue de l'Aunis
  • Le pont du Pairé : Avenue de la Gare

 

En 1825, le Conseil Municipal décida l'abandon du cimetière pour l'agrandissement de la place (actuellement place de la République).

A compter du 2 novembre 1825, toutes les inhumations seront faites dans le nouveau cimetière (celui que nous connaissons à notre époque, route de SAINT-CHRISTOPHE).

 

En 1854, la commune envisagea la construction d'un prétoire, d'une mairie, d'une caserne de gendarmerie et d'une école.

Pour financer ces investissements, elle décida de vendre de la tourbe, qui sera extraite du marais communal (lieu actuel du lac de Frace).

A cette même époque, la Société des Chemins de Fer proposa la construction d'une gare. Malgré sa construction sur la commune de LE THOU, elle s'appellera, après de longs débats, gare d'AIGREFEUILLE. Elle faisait partie de la ligne LA ROCHELLE / ROCHEFORT.

 

En 1876, AIGREFEUILLE comptait 1881 habitants. Cette même année, comme beaucoup de communes de Charente Inférieure, second département viticole Français, elle vit disparaître son vignoble en subissant le fléau du phylloxéra. Ceci entraîna une profonde transformation de l'agriculture ; l'élevage bovin et la culture des céréales remplaçant le vignoble.

Cette nouvelle activité contribua au développement de l'industrie laitière. La laiterie coopérative d'AIGREFEUILLE connu un vif succès, grâce à la qualité de son beurre et de ses fromages. Elle cessa ses activités à la fin des années 1970.

 

La disparition des vignobles provoqua, également, un affaiblissement des distilleries, et en particulier la société des vins et spiritueux RHODE et MONTANGON.

En 1910 une station d'étalons s'installa à AIGREFEUILLE, dans les bâtiments de la famille HENIN avenue de la gare. En 1939 cette station fut transférée à THAIRE.

Plus près de nous, la guerre 1939-1945 détruisit une partie du village. Le 11 novembre 1948, évènement consigné dans le livre d’or de la cité, la Croix de Guerre avec Palmes et Citations, vient reconnaître l’esprit patriotique de la population soumise à de nombreuses souffrances et d’importantes tribulations.